Contributeur

Depuis toujours, je participe à des projets associatifs, d’entreprises, de collectif ou personnels en parallèle de mon activité « professionnelle » plus « classique ». En d’autres termes, je suis développeur web en indépendant, Pierre Trendel à l’état civil, et j’utilise le temps disponible entre mes projets de développement pour contribuer à des initiatives qui me plaisent, par le sens qu’elle porte ou l’intérêt des tâches à accomplir.

Des biens communs

Depuis quelques années, je m’intéresse fortement à la notion des communs (ou bien communs). Pour être bref, c’est une forme économique et politique de gouvernance des ressources par une communauté constituée des usagers de cette ressource. C’est une « troisième voie » pleine d’espoir et d’intérêt pour construire une alternative durable à une société tiraillée entre le « plus d’état » et le « plus de privé ». Que ce soit en tant qu’individu, citoyen, acteur économique… je suis fatigué de « lutter contre », je préfère « agir pour » et c’est par les communs que je pense pouvoir le faire.

Contribution / rétribution

Cette forme de gouvernance, loin d’être nouvelle, mais au combien au goût du jour, nécessite un investissement, en temps, en moyen, en argent, et c’est ce que l’on appelle la « contribution ». Derrière ce terme se cache quelque chose de neuf pour moi : un contributeur n’est ni un bénévole, ni un salarié, ni un prestataire. Il choisit d’oeuvrer pour créer ou préserver une ressource dont il peut avoir l’usage et qu’il estime nécessaire de faire vivre collectivement. Quelque soit son intention : satisfaction personnelle, intérêt économique, intérêt général, les biens communs ne sont pas une question d’ordre moral. On ne juge pas ce qu’il est bien ou mal de faire. Il n’y pas non plus de rétribution prédéfinie à une contribution. Elle peut être monétisée, dans la mesure des moyens disponible, gratuite, avec ou sans contrepartie, matérielle ou immatérielle, voire par la simple reconnaissance de ses pairs. Les seules règles sont celles appliquées par la communauté des personnes ayant accès à cette ressource et elles ne sont jamais immuables.

De la théorie à la pratique

Aussi, pour passer de la théorie à la pratique, j’ai choisi d’expérimenter progressivement la vie de Contributeur sous le pseudo pgno. Pour ce qui est de contribuer à des projets, je continuerai à le faire comme je l’ai toujours fait, par envie, plaisir et conviction.  Mais créant cette activité, je vais m’efforcer de rendre visible ce à quoi ce contribue, comment et à le partager. Humainement, c’est un travail que j’ai besoin de faire pour continuer à avancer sur ces sujets. Economiquement, je veux faire vivre cette contribution par le don et tenter de me rapprocher d’un modèle où mes revenus (en tout cas en partie) ne sont pas directement lié au volume de travail effectué mais à l’apport humain et social qu’il représente. Et de laisser les autres juger de sa valeur.

Pour continuer, jetez un oeil :

Si tout ça vous fait réagir, j’aimerai vraiment bien l’entendre : contact[at]pgno.xyz ou @_pgno sur Twitter.