pgno ?

pgno (prononcez pi-ji-aine-o à l’anglaise, c’est plus class…) est l’abbréviation de P.G. Northover. C’est sous cet acronyme que j’ai choisi de parler de mon activité de contributeur.

Mais encore ? P.G. Northover est le personnage du livre de Gilbert Keith Chesterton, Le Club des métiers bizarres. Bien que souvent peu connu, Chesterton est un auteur important de la littérature anglaise du début du 20ème siècle. Parmi ces ouvrages les plus cités, il y a la série de « polars » du Père Brown, un prêtre détective. Ces livres sont pleins d’humour et de contradiction, comme son histoire personnelle.

Bref, dans le Club des Métiers Bizarres, le Major Brown découvre l’existence d’une bien étrange entreprise : L’Agence de L’Aventure et de L’Inattendu, dont le directeur n’est autre que le fameux P.G. Northover.

Dès les premières pages du livres, Chesterton nous donne les grandes règles d’appartenance au Club des métiers bizarres :

« La nature de cette société […] peut facilement se résumer en quelques mots : c’est un club excentrique et bohème; la seule condition exigée pour en faire partie consiste en ceci,
que le candidat doit avoir inventé la profession qui le fait vivre et que cette profession doit être entièrement nouvelle. La définition exacte de cette exigence tient en deux règles
principales :
1° Il ne faut pas que ce soit une simple application ou variante d’un métier déjà existant. Ainsi, par exemple, le club n’accepterait pas comme membre un agent d’assurances simplement parce que, au lieu d’assurer le mobilier des gens contre l’incendie, il assurerait, mettons, leur culotte contre les morsures d’un chien enragé. […]
2° Cette profession doit être une véritable source de revenus commerciaux, le gagne-pain de son inventeur. Ainsi, le club n’admettrait pas comme membre un individu simplement parce qu’il lui
plairait de passer ses journées à ramasser des boîtes à sardines vides, à moins qu’il ne réussisse par ce moyen à gagner un argent fou »
.

C’est donc tout naturellement que, par le métier de Contributeur, je me sens dans la lignée directe de ce club (mis à part l’argent fou peut-être…) !

Quant à l’Agence de l’Aventure et de l’Inattendu, vous pouvez lui payer  une somme annuelle ou trimestrielle et vous serez un jour peut-être accosté par un ramoneur agité qui a peur pour sa vie, conduit inopinément dans une fumerie d’opium, recevrez une dépêche mystérieuse ou une visite dramatique…

Chesterton la résume ainsi :

« L’Agence de l’Aventure et de l’Inattendu fut créée pour répondre au grand besoin de notre siècle. De toutes parts, dans les conversations comme dans la littérature, on demande un élargissement du cadre de vie, quelque chose qui puisse faire diversion, égarer de manière splendide. »

100 ans après, un tel projet n’est que trop d’actualité, il était temps de faire revivre l’Agence et son mystérieux directeur, d’une manière ou d’une autre !